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Nos choix d’emballages alimentaires Écoconception et sécurité alimentaire

28 juillet

En tant que consommateur, l’emballage fait partie de notre vie quotidienne, il entoure nos aliments, il nous sert à les transporter d’un point A à un point B, il les protège, il nous donne des informations sur le produit et enfin il est l’image d’une marque. Bord à bord a toujours souhaité intégrer l’aspect environnemental dans la conception de ses produits, que ce soit au niveau des ingrédients qui composent la recette ou au niveau des emballages primaires et secondaires. Si l’enjeu écologique est évident, la conception 100% “verte” l’est beaucoup moins. Cet article de l’Actu des algues a pour idée de vous plonger dans les enjeux de l’emballage alimentaire avec des explications sur les problématiques rencontrées, mais aussi sur l’approche, les déceptions et réussites de l’équipage Bord à bord en la matière.

Retrouvez aussi nos idées créatives de réutilisation pots et emballages Bord à bord.

Sommaire

Les enjeux de la conception d’emballages alimentaires :

Comment sont constitués les emballages des produits Bord à bord ?

L’écoconception des emballages, un compromis à trouver

Lexique de l’emballage alimentaire :

Avant de rentrer dans les détails, revoyons ensemble la définitions de quelques termes clés liés aux emballages alimentaire.

  • Packaging : emballage
  • Emballage primaire : l’emballage qui entoure directement le produit consommable, comme notre pot en verre pour les tartares.
  • Emballage secondaire : Ce qui emballe l’emballage primaire et permet souvent de grouper plusieurs unités de ventes en lot (un carton par exemple).
  • CITEO : organisme référent en France sur le recyclage des emballages (dicte les consignes de recyclage).
  • Migration des encres : contamination possible entre l’encre et l’aliment
  • DLC : Date limite de consommation
  • DDM (anciennement DLUO) : Date de durabilité Minimum, ce qui veut dire que le produit est garanti jusqu’à cette date, il est encore consommable après, ce qui fait une grosse différence avec la DLC.

Enjeux de conception des emballages alimentaires

Sécurité alimentaire des produits emballés, LA priorité.
Dans la conception d’un emballage alimentaire, le paramètre qui prime restera toujours la sécurité alimentaire. L’objectif est de garantir que le produit est consommable dans des circonstances “classiques“ de consommation du point de vente jusqu’au domicile. Si cette phrase semble logique, la sécurité alimentaire est pourtant le plus grand frein au développement d’emballages plus durables et écologiques. Bien que de nouvelles innovations de matériau permettent d’envisager des solutions de plus en plus durables, il n’existe pas d’emballage “miracle“ ou “parfait“ mais seulement des compromis plus ou moins évidents à définir.


L’emballage pour la conservation des produits
Enjeu à part entière de sécurité alimentaire mais également d’impact environnemental (gaspillage alimentaire), la bonne conservation des aliments conditionne fortement les décisions concernant les types d’emballages. Pour assurer une bonne conservation de l’aliment, le fabricant choisit l’emballage le plus adapté en prenant en compte des critères suivants :

  • L’état physique de l’aliment : liquide, solide, frais, sec, surgelé…
  • Sa composition : huile, acidité, eau...
  • Sa stabilité : déphasage, émulsion…
  • Son mode d’utilisation et sa praticité pour le consommateur
  • L’existence ou non de solutions d’emballage écologiques
  • La volonté ou non du consommateur de choisir un emballage écologique
  • La DLC ou DDM que le fabricant veut atteindre et garantir
    (Ce dernier point est très important : il garantit aux consommateurs que l’aliment est consommable jusqu’à une date précisément indiquée)


Imperméabilité de l’emballage alimentaire :
L’imperméabilité de l’emballage est également très importante. Nous parlons généralement d’imperméabilité face à l’air et face à l’eau. L’imperméabilité face à l’air évite la contamination du produit via l’environnement direct de l’emballage et permet aussi d’éviter les oxydations ou les développements microbiens à l’intérieur du produit ou à sa surface. L’imperméabilité face à l’eau permet quant à elle d’éviter tout risque de transformation lié à l’humidité du produit. Prenons deux exemples de produits imperméables sur nos produits :

  • Pour les tartares d’algues :
    Nous avons choisi un pot en verre avec une capsule en fer blanc, le pot a une excellente imperméabilité à l’air et à l’eau. La recette (produit frais) étant sensible à l’air, cet emballage est idéal.
  • Pour les algues sèches en sachet kraft et plastique :
    Nous avions un sachet traditionnel en plastique avec une étiquette, cet emballage protégeait mal les algues car la lumière risquait d’altérer le produit en magasin, par ailleurs le sachet se déchirait souvent. L’équipe a donc travaillé sur un sachet composé à 70% de papier tout en gardant une imperméabilité idéale avec le revêtement plastique à l’intérieur. Cela permet de faire la barrière à l’air et à l’humidité, mais aussi à la lumière et en évitant le risque de migration des encres. Un alliage idéal du carton et du plastique pour diminuer la quantité de ce dernier.


Impression et risque de migration d’encre :
Quelle est la composition d’une encre ? Il y a des matières végétales, de l’eau, du solvant, des pigments végétaux ou minéraux et encore d’autres éventuels composants. La migration des encres concerne la contamination de l’aliment par un ou des composants présent dans les encres présentes sur l’emballage.

En 2016, à l’arrivée d’un scandale sur la migration des encres, la grande distribution a décidé de retirer les encres minérales à base d’hydrocarbures des emballages de ses produits, il était temps !

Du côté de Bord à bord, notre imprimeur d’étiquettes et d’emballages travaille avec des encres strictement végétales. Nous devons cependant tout faire pour éviter une migration des composants de ces encres vers les aliments afin de garantir la haute qualité des produits. Supprimer le risque de migration des encres est un critère important dans nos choix d’emballages peu importe le produit.


Qu’est-ce que l’emballage secondaire ?
Il y a une partie de l’emballage d’un produit que le consommateur final ne voit pas forcément, c’est l’emballage secondaire qui regroupe plusieurs produits pour protéger et faciliter le transport de ceux-ci (un peu à l’image du pack d’eau sous film plastique).

Le choix de l’emballage secondaire est tout aussi important que celui des emballages primaires. D’autant plus qu’il existe davantage de solutions éco conçues sans risque pour la sécurité alimentaire sur les emballages secondaires. Pour les produits Bord à bord, 98% d’entre eux sont regroupés par lot de 6 dans des cartons. Si cela permet de simplifier la logistique, cela a aussi l’avantage de bien protéger les pots en verre des chocs possibles lors du transport et de la manutention, donc du risque de gaspillage alimentaire. Enfin cela permet de ne pas multiplier les emballages pour un seul produit, tout en gardant un nombre d’unités qui intéresse même les petites épiceries.


Quelles sont les étapes du cycle de vie d’un emballage ?
Lorsque l’on réfléchit à la l’écoconception d’un emballage, on prend en compte tous les enjeux de sécurité, de praticité, d’impact environnemental et d’impact de vente au travers des différentes étapes du cycle de vie de l’emballage.

1. Achat des matériaux / production chez le fournisseur

Après avoir comparé les différentes solutions d’emballage pour sélectionner le meilleur compromis, on regarde où les matières premières sont fabriquées pour façonner l’emballage. Si il y a différents sites de fabrication comme c’est souvent le cas, il est bon de prendre en compte ce transport multiple dès le premier stade du cycle de vie.
On regarde ensuite évidemment le transport depuis le fabricant jusqu’en Bretagne. Est-il le plus court ? Est-ce que le volume transporté pour l’emballage vide est optimisé ? (ex : pots empilables) Est-ce que l’emballage secondaire de ces emballage est éco-conçu ?

2. Conditionnement du produit
Il faut ensuite regarder si cet emballage demande des outils annexes au moment de conditionner le produit à l’intérieur de celui-ci (outils jetables par exemple). Il faut également prendre en compte la complexité du nettoyage avant conditionnement (produits de nettoyage, consommation d’eau et d’énergie, praticité).

3. Problématiques de stockage et de mise en rayon
On considère la place de stockage de l’emballage vide dans les ateliers mais également la place de stockage des emballages conditionnés. On s’intéresse aussi à l’emballage secondaire le plus adapté aux caractéristiques de l’emballage primaire. Enfin on regarde la praticité de stockage et de transport / déplacement des produits emballés (emballage primaire + secondaire) pour un acheminement sans encombre jusque dans les magasins.

En magasin, le format des produits et des emballages est important car il influence le groupement de commandes ou non. Plus le magasin a de produits pratiques à transporter, moins il a besoin d’effectuer de commandes, et donc de livraisons en camion.

4. Fin de vie de l’emballage : le choix du consommateur
Il est toujours essentiel de se projeter dans l’après-utilisation pour le consommateur. Le rôle du fabricant est d’imaginer comment faciliter les bons comportements pour les consommateurs : donner des consignes de tri et de recyclage claires, organiser une consigne ou proposer des solutions de seconde vie pour les emballages.

Chez Bord à bord, consigner les pots de tartares d’algues est pour le moment impossible. Nous y avons réfléchi à maintes reprises mais les problématiques de nettoyage pour garantir une sécurité alimentaire suffisante sont sans solution actuellement. Si les pots en verre sont parfaitement recyclables et que les capsules en fer blanc le sont aussi, nous proposons également à nos consom’acteurs de donner une seconde vie à leur pot de tartare d’algues dans cet article.

Comment sont constitués les emballages des produits Bord à bord ?


Le pot en verre pour les tartares d’algues :
Nos recettes fraîches ou stérilisées sont proposées dans des pots de verre avec une capsule en fer. Ce choix a été fait dès la première recette de tartare d’algues, il y a 25 ans. Le verre est un matériau avec de nombreux avantages : il est solide, imperméable, recyclable, transparent et en plus, très esthétique.

En revanche, son utilisation comporte des inconvénients comme le risque de casse et la difficulté d’approvisionnement selon les formats des pots (cf témoignage plus bas). En outre, le pot de verre nécessite de contrôler la pureté bactériologique interne avant la mise en pot des recettes pour que celles-ci restent stables. Autre inconvénient, le verre n’est pas empilable. Cela signifie davantage d’encombrement au transport. Par exemple une palette de tartares d’algues en pots de verre 110 g est composée d’environ 3500 unités tandis qu’une palette de barquettes plastique d’algues fraîches au format 120g se compose d’environ 20 000 unités, soit presque 6 fois plus !

Les pots en verre restent actuellement le meilleur compromis à tous points de vue pour nos tartares d’algues, et nous limitons l’encombrement de ceux-ci au transport en concentrant les commandes et en travaillant l’emballage secondaire le plus optimal en termes de dimensions.

Pour les autres composants du pot en verre, la capsule est réalisée en France avec du fer blanc. Nous avons imprimé directement dessus certaines de nos références pour limiter l’usage du papier. Pour les étiquettes nous utilisons en majorité des papiers sans pelliculage et sans vernis pour diminuer notre impact. La présence d’une étiquette sur le produit est indispensable car celle-ci comporte des mentions obligatoires pour le commercialiser. Chez nous Le papier de ces étiquettes est certifié FSC, sans traitement de blanchiment au chlore et à l’acide, et sans métaux lourds. Le transport des rouleaux d’étiquettes est réduit au maximum avec une impression de celles-ci à 30 km des ateliers de Bord à bord seulement.


Le sachet doypack pour les algues sèches :

Les algues sèches connaissent un succès grandissant en magasin, face à cela nous avons eu l’occasion en 2020 d’adapter les emballages pour un meilleur usage, avec un impact environnemental réduit tout en préservant les algues et leur attrait en rayon pour les consommateurs.

Initialement ces algues étaient proposées dans un sachet en plastique multi couche avec une étiquette en papier. Pour le remplacer nous avons testé :

  • Un sachet 100% papier : idéal au niveau environnemental mais les algues reprenaient de l’humidité et risquaient ainsi de se conserver moins longtemps. Impossible alors, d’autant plus que cet emballage ne permet pas au consommateur de voir le produit (cf témoignage plus bas).
  • Une boîte en carton ou en aluminium : comme pour le sachet papier, la boîte en carton ne laisse pas de “vision“ sur le produit avec en plus un prix de vente bien trop augmenté. Du côté de l’aluminium, sa méthode de fabrication et l’incertitude de recyclage n’étaient pas en adéquation avec notre philosophie. Un système de boîte + recharge était intéressant mais cela aurait doublé les emballages et la place occupée en magasins.
  • Un sachet compostable : une belle utopie ! Après un discours peu honnête d’un fabricant et une recherche approfondie, il s’avère que les sachets pouvaient être compostés uniquement industriellement, donc à trier/jeter sans compost maison (la norme pour du compostage à la maison est “HOME COMPOST“). Trop flou pour le consommateur.
  • Un sachet plastique monomatériau : très belle idée que l’amélioration de l’emballage initial ! Cependant pour avoir un sachet opaque protégeant les algues de la lumière, il faut “encrer” 80% de l’emballage, ce qui réduit sa capacité de recyclage à 0%* (*en 2021, espérons que les filières de recyclage progressent dans les années à venir !)
  • Notre choix : le sachet doypack ! Composé à 70% de papier FSC, il peut être recyclé dans la filière papier. Ce sachet nous permet de bien protéger le produit avec son opacité tout en montrant les algues avec une petite fenêtre transparente. Nous avons optimisé l’impression en limitant le graphisme avec un taux d’encrage faible (15%) en 2 couleurs seulement (noir et bleu). Côté magasins, nous avons optimisé la largeur, identique pour toutes les références, avec un trou européen d’accrochage et un fond plat qui permettent de suspendre le sachet ou de le faire tenir debout.

Côté usage, un zip permet de bien refermer le sachet pour conserver les algues dans les meilleures conditions. Toutes les indications sont bien lisibles, des conseils d’utilisation sont détaillés ainsi que l’origine des algues. Il est même possible de créer un mini-potager à partir de cet emballage lorsqu’il n’y a plus d’algues.


La barquette plastique pour les algues fraîches :

Cette boîte n’est pas parfaite sur le plan environnemental mais a l’avantage d’utiliser une seule matière plastique, le Polypropylène. Cet emballage monomatériau est le meilleur pour répondre aux critères de sécurité alimentaire, de conservation et d’imperméabilité. Il permet en outre un geste de tri très simple pour le consommateur afin de faciliter le recyclage. Cela est également possible grâce à l’étiquette FSC et sa colle volontairement non renforcée. En packaging chaque décision compte.

Idée réutilisation : ce choix d’emballage permet le réemploi du contenant avec un pot solide, refermable plusieurs fois, idéal pour conserver des produits en vrac. C’est d’ailleurs ce que nous proposons à nos clients pour se servir en tartare d’algues depuis le rayon vrac des magasins BIO qui nous proposent.

Retrouvez cinq autres idées de réutilisation des emballages Bord à bord (lien).

L’écoconception des emballages, un compromis à trouver !


Les efforts de R&D en écoconception
Nous avons toujours tenu à trouver des compromis qui soient intéressants sur le plan environnemental, mais cela fait maintenant 5 ans que nous avons pleinement intégré l’écoconception à tous les projets R&D (Recherche & Développement). Cette action est menée sur les emballages et les ingrédients évidemment, mais aussi sur l’origine des matières premières, le transport, le choix des machines de fabrication, l’énergie consommée et enfin le mode de distribution / commercialisation. Le rôle du consommateur est également pris en compte afin de faciliter le bons gestes de tri ou de réutilisation.


Tests de qualité et résistance de l’emballage

Tous les emballages passent des tests de conditionnement, de résistance et de vieillissement afin de garantir une conservation et une utilisation optimale des produits. Cela permet de comparer les différentes solutions sur le plan de la sécurité alimentaire et de la praticité / de l’attrait pour le consommateur. L’objectif est de pouvoir prendre des décisions mesurées ensuite en prenant en compte les questions environnementales.


Différence de coûts sur quantités produites
Le fonctionnement de l’industrie de l’emballage vise toujours à privilégier la quantité, de ce point de vue une PME a beaucoup moins de marge de manœuvre qu’une grande marque alimentaire et doit se contenter de l’offre de formats standard uniquement.

Story time : Il y a 6 ans nos pots en verre de tartare d’algues ont changé car les verriers avaient décidé d’arrêter la production de nos formats, plus assez rentables pour eux dans la quantité fournie. Plusieurs marques l’utilisaient pourtant pour un volume proche du million de pots. Mais pour ce verrier industriel, la goutte d’eau que représentait ce million de pots était réalisée en quelques heures seulement !

Travailler sur ces pots en verre pour en modifier la forme ou le poids est irréalisable à notre échelle car trop coûteux en brevets et moules industriels. L’industrie du plastique est un peu plus souple, mais uniquement sur des formats et conceptions standard, le sur-mesure demande également beaucoup plus de volume et reste inaccessible pour les petites PME.

Finalement, nous avons toujours beaucoup moins le choix que l’on peut l’imaginer. Pour certains types de produit nécessitant des contenants précis, c’est dans tous les détails autour de l’emballage que nous pouvons développer l’écoconception et diminuer l’impact environnemental.


Carton vs. plastique, un choix pas toujours évident
En 2019 nous avons fait réaliser une étude sur le cycle de vie de nos emballages secondaires, notamment pour comparer des solutions alternatives entre les cartons actuels et le fardelage (enveloppe) en plastique.

Nous avions du mal à le croire lorsque le résultat de l’étude nous a affiché un match nul ou presque sur les deux solutions d’emballage secondaire. Si nous préférons de loin le carton, le doute s’est installé car le fardelage nécessitait moins de stockage et moins de transport pour un coût moindre également. En bref, un matériau qui nous simplifie le travail, ce qui n’est pas négligeable dans une PME ou nous cherchons en permanence à optimiser.

Nous avons ainsi interrogé nos acheteurs et nos magasins : le recyclage est normalement plutôt bien organisé sur les points de vente, le plastique d’emballage bien recyclé. Par ailleurs, un bon pourcentage de plastique recyclé est maintenant intégré dans les nouveaux films d’emballage, de quoi s’interroger. La boucle presque bouclée nous a séduit mais nous sommes cependant restés sur le carton pour le moment, tant qu’une solution ne l’emporte pas clairement sur l’autre d’un point de vue environnemental.


Témoignage d’Hugo Morel, responsable R&D de Bord à bord

La désillusion commerciale d’un emballage trop éco conçu : “Quand j’ai commencé à réfléchir au changement de différents emballages à mon arrivée il y a plusieurs années, l’équipe m’a informé du souhait d’écoconception. Dans ce sens nous avons re-travaillé l’emballage de nos épices de la mer, qui se vendaient bien en magasin dans des pots en verre comme pour les tartares d’algues. Ces pots sont un bon compromis avec beaucoup d’avantages (voir plus haut dans l’article) mais aussi l’inconvénient du poids du contenant par rapport à un contenu léger (35 g d’algues pour 150 g de verre).

Fruit d’un long travail d’écoconception, nous avons commercialisé “les épices de la mer“ dans de jolis pots en carton 100% recyclables. Si ces pots avaient l’avantage d’être plus légers et d’être 100% recyclables, ils possédaient également bien plus de surface personnalisable pour intégrer des conseils d’utilisations et de recyclage. Ce pot étant plus cher à fabriquer, le prix en magasin augmentait naturellement. Aucun problème, nous étions heureux d’agir à notre échelle avec un emballage le plus “vert“ possible sur cette gamme qui tournait bien.

Malgré un bon accueil des magasins avec un volume de commandes similaire aux anciens contenants, les ventes ont littéralement chuté ! Nous avons réalisé avec regret que le prix restait LE facteur déterminant pour le consommateur, mais aussi qu’il était très important que le contenu du produit reste visible dans cette gamme d’épices. Malgré nos belles illustrations d’algues représentant précisément les variétés d’algues concernées. Nous nous sommes ainsi re-positionné du côté du consommateur pour revenir à notre bon compromis du pots en verre. Nous pouvons également agir sur d’autres aspects moins visibles du cycle de vie de l’emballage pour en diminuer l’impact. C’est vrai, pourquoi cacher ces algues que nous sélectionnons et cajolons avec soin en les séchant artisanalement ? Comme tous, nous apprenons de nos erreurs.”


Politique emballage chez l’équipage Bord à bord
Pour conclure et résumer cet article, nous pouvons dire qu’aucune solution n’est idéale pour toutes les applications. Tous les projets et formats doivent être étudiés pour garantir le plus faible impact environnemental tout en conservant de la meilleure manière la recette avec une sécurité alimentaire irréprochable et un transport / stockage / recyclage pratique pour les intermédiaires et pour le consommateur final.

L’ordre de priorité classique de l’agroalimentaire concernant les emballages est bien souvent celui-ci :
Conservation > Rendement > Prix > Marketing > Transport > Écologie

Bord à bord et d’autres acteurs de la bio ont fait un autre choix depuis longtemps :
Conservation > Rendement > Prix > Écologie > Transport > Marketing

Le modèle idéal vers lequel toutes les marques devraient se diriger à terme est le suivant :
Écologie > Conservation > Rendement > Prix > Transport > Marketing

Pour cela c’est à vous de nous aider : vous informer sur les enjeux des emballages est une première étape. Il faut aussi savoir accepter parfois des prix un peu plus élevés que le produit voisin qui propose un emballage moins durable, et aussi consommer des produits à conservation plus courtes ou moins pratiques mais avec une conception plus locale et un modèle de production durable. Les consommateurs sont les acteurs des emballages de demain et sont ceux qui permettent à l’emballage de ne pas finir son parcours au mauvais endroit.

À propos de l’Actu des algues
L’actu des algues c’est le blog de Bord à bord avec des articles sur tout ce qui touche au monde passionnant de nos végétaux marins ! Nous y partageons le savoir-faire acquis au cours de toutes ces années à travailler avec les algues et les professionnels du secteur. C’est également un lieu de partage de conseils, de bonnes pratiques et d’idées de recettes afin d’ouvrir notre univers iodé au plus grand nombre et continuer à faire aimer les algues !

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